Aviser les autorités


Il existe bon nombre d’actions pour mettre fin au harcèlement et pour vous protéger.  Plusieurs démarches, de nature informelle et proactive, sont expliquées sous l’onglet intitulé : « Se protéger contre le cyber-harcèlement : Conseils de base ».

Les informations subséquentes discutent de procédures plus formelles qui devraient être entreprises dans l’éventualité que les mesures de protection personnelle s’avèrent insatisfaisantes, s’il y a escalade des comportements harcelants, si un climat de peur ou de frayeur s’installe de plus en plus, si les menaces s’accentuent ou encore, si le cyber-harcèlement change en cas de harcèlement traditionnel hors ligne.  Alors qu’il serait prescrit d’entreprendre les démarches suivantes l’une à la suite de l’autre, selon l’ordre énuméré, il pourrait, dans certaines situations, être nécessaire de devoir entreprendre plusieurs actions à la fois.  Pour toute situation de danger imminent de sévices physiques, il est impératif de contacter les autorités policières immédiatement, en signalant le 911.  Aviser la famille et les amis ainsi que les groupes de soutien appropriés s’avèrent d’excellentes idées complémentaires.

Rapporter l’agresseur à votre fournisseur de services Internet

Le FSI est apte à prendre des actions correctives ou autres mesures dans le but de décourager le harceleur de tenter tout contact avec vous.  Ces démarches peuvent comprendre des instructions pour vous aider à changer vos mots de passe, pour nettoyer votre système de tout logiciel malveillant jusqu’à des mesures plus élaborées telles, de bloquer l’adresse IP de l’utilisateur afin de l’empêcher de vous contacter.  L’agresseur sera également signalé à leur département des abus et de la sécurité.  Soyez toutefois avisé que ceci risque de ne pas réellement régler la situation étant donné que les employés qui travaillent pour un service Internet sont généralement des spécialistes formés en résolution de problèmes informatiques et réseautiques et non, en aide aux victimes de crime.  Plusieurs FSI n’informent pas leurs clients à propos des démarches, s’il y en a une, entreprises en rapport à la plainte logée.  De plus, étant donné du nombre restreint d’employés et du large éventail de responsabilités qu’ils ont à assumer, il est possible que vous deviez rapporter le cas d’abus à plusieurs reprises avant de passer à l’étape suivante.

Déposer un rapport auprès du fournisseur de services Internet de l’agresseur

Cette étape mérite d’être considérée si vous connaissez le FSI de la personne qui vous harcèle.  Les comportements menaçants vont généralement à l’encontre et constituent une violation des politiques sur l’usage approprié des FSI.  Dans l’éventualité qu’il y ait une entente de services établie entre le FSI et l’agresseur, ce dernier pourrait voir son contrat terminé.   Cette approche n’est toutefois pas sans failles et peut offrir qu’un arrêt temporaire, qu’une solution momentanée pour régler la situation de harcèlement.  En effet, aucun système de surveillance n’est mis en place, non plus qu’il existe de base de données unique notamment utilisée pour compiler des renseignements à l’égard d’utilisateurs fautifs.  Ceci étant, aucun moyen ne prévient quelconque agresseur de pouvoir tout simplement ouvrir un autre compte de services Internet avec un autre fournisseur dans le but de continuer ses activités.  Il y a également de fortes chances que votre cyber-agresseur, si fâché ou enragé par vos démarches, accentue ses actes de harcèlement.

Dénoncer l’agresseur auprès d’organisations tierces dédiées au service en ligne  

Il existe des organismes voués à la cause de la sécurité virtuelle tels AntiStalking, CyberAngels et, Working to Halt Online Abuse (WHOA) qui sont des centres de ressources et d’information où il est possible de puiser des conseils plus pointus relativement à la collecte de renseignements importants visant une instance pénale ou encore, pour faire cesser la situation de harcèlement.  Aucun de ces organismes n’est basé au Canada par contre, ils fournissent des renseignements qui sont tout à fait applicables.  Ils peuvent également offrir leur support dans l’éventualité que vous rencontreriez des difficultés à convaincre les autorités de la légitimité de la nature menaçante des comportements.  Ils ne pourront toutefois rapporter la situation en votre nom, non plus qu’ils ne pourront transmettre des demandes de renseignements aux centres d’aide locaux.

Dénoncer le comportement / l’agresseur aux autorités chargées de l’application de la loi

Le fait de contacter les autorités policières pour rapporter la situation constitue la première étape officielle d’une enquête criminelle.  Quoi qu’elle puisse mener à une condamnation, notez qu’il en n’est aucunement garanti ainsi.  Rencontrer les autorités policières peut s’avérer utile pour aider à rejoindre les services locaux d’écoute et d’aide.  Parallèlement au fait que le phénomène de cyber-harcèlement devient de plus en plus prédominent, les policiers sont de plus en plus conscientisés relativement aux comportements et crimes s’y rapportant.  Il peut toutefois arriver qu’un policier soit moins familier avec ces tels crimes ou la technologie en cause et donc, un peu plus incertain des procédures à suivre.  Il est, de ce fait, commun de se faire répondre de revenir les rencontrer ou de les avertir dans les cas où les cyber-agresseurs vous confrontent hors ligne ou encore, de vous suggérer de cesser d’utiliser le moyen de technologie en question.  Il ne faut non plus oublier les cas où les agresseurs sont impossibles à retracer, rendant toute action de poursuite plus difficile.

Référence :

McCall, R. (2004). Online Harassment and Cyberstalking: Victim Access to Crisis, Referral and Support Services in Canada Concepts and Recommendations.  Consulté le 9 février à l’adresse www.vaonline.org/Cyberstalking%20Concepts%20and%20Recommendations%20(e).pdf
Site anglophone seulement.

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Ressources canadiennes

Glossaire sur le cyber-harcèlement

Fiche d’information au sujet des nouvelles tendances

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